©2019 by Camille Voiry Gey. Proudly created with Wix.com

Rechercher
  • Camille Voiry Gey

Il n'est pas de meilleur GPS que notre flamme intérieure

Mis à jour : 14 juil 2019


Je n'ai jamais été très à l'aise à l'idée de dérouler le scénario de ma vie, sous le regard et le jugement d'autrui. Pourtant, je sais aujourd’hui que l'expérience peut être salvatrice, et que de mettre des mots sur ses maux aide à les soigner et les dépasser. En créant cet espace, j'ai clairement accepté l'idée de m'exposer, et ce dans un but de partage. En relatant d'abord mes expériences, mon vécu, mes erreurs et mes réussites, j'espère que tu trouveras une résonance avec ta propre vie. En te livrant ensuite mes clefs et découvertes, j'espère t'aider à créer ton propre chemin vers le bien-être, et surtout vers ta version du sens.


Dans cet article, c'est l'axe professionnel que je m'apprête à développer. Et j'entre donc, lectrice, sans plus attendre, dans le vif du sujet! A savoir... Mon histoire. Je pense que le mal être professionnel, qui a caractérisé ma vie pendant plus de 10 ans, a pris racine à l'école, et au lycée plus particulièrement. Littéraire dans l'âme, férue de lecture et de langues étrangères, mais par ailleurs bonne élève en toute matière, j'ai choisi le moment venu d'intégrer une filière scientifique. Une grave erreur, motivée par un facteur puissant et profondément ancré dans ma psyché, le regard social. C'était tellement évident, en tant qu'élève modèle, que le seul chemin à prendre était celui de la filière la mieux perçue, que je n'ai même pas pris le temps de me poser la question de mes aspirations personnelles. J'ai fait ce qui était socialement valorisé, et ce que l'on attendait de moi. En revanche, mon intuition était déjà très forte. Et rapidement, elle s'est manifestée, sous les traits d'un "souffle coupé", dès lors que j'arrivais en classe le matin. L'erreur n'a pas duré longtemps. Au bout de 15 jours seulement, j'ai craqué, et j'ai demandé en pleurs à ma mère de changer de lycée, et d'intégrer une filière Littéraire. Ce transfert a, par bonheur, pu être réalisé, et j'ai retrouvé une forme de sérénité. Pourtant, je n'avais pas conscience à l époque de ce qui était en train de se jouer.


Une fois mon baccalauréat obtenu, je me suis dirigée vers des études de Psychologie. L'intuition d'avoir en moi le besoin d'aider l'autre était déjà bien là. J'étais un peu perdue, pas certaine de vouloir faire de la psychologie mon métier, mais l'appétence pour les mystères de l'esprit humain était réelle. Pour des raisons que je considérais comme familiale et économique à l'époque (je sais aujourd’hui qu'il s'agissait d'un manque de confiance en moi, et l'effet de pensées limitantes), j'ai quitté le cursus et la ville de Montpellier, et je suis rentrée à Perpignan, le cœur lourd. J'ai abandonné mon destin, par amour, par manque de courage aussi, par manque de maturité surtout. Puis, pour rentrer dans un schéma acceptable, j'ai pris la décision d'aller vers un Brevet de Technicien Supérieur en Commerce. Facile à obtenir après l'expérience de l'université, mais tellement à l'opposé de ma personnalité...


Je l'ai brillamment obtenu, et me suis faite remarquée par une grande banque, qui m'a ouvert ses portes avec un premier contrat de travail. La voie royale me diras-tu! Oui, la voie royale vers la perdition de mon âme... Les débuts, encore une fois par manque de maturité et de recul, se sont avérés plein de succès. Je ne me posais pas de question, j’avançais, et faisais mes preuves. Pourtant, les soucis de santé s'accumulaient (infections urinaires à répétition, anxiété, insomnies ponctuelles, problèmes digestifs aigus...). Néanmoins, lorsque l'on est jeune, que l'on gagne bien sa vie dans un département sinistré, que l'on vient d'un milieu social modeste, et que tout dans le regard de l'autre nous donne à croire que l'on réussit, on fait taire sa petite voix intérieure qui crie son désespoir.


Au bout de 9 ans, et après de multiples expériences professionnelles très éprouvantes au sein de cette même entreprise (mutations à répétition, management agressif...), l'âge apportant une forme de sagesse, mon corps et mon esprit au bord de l'implosion, j'ai décidé de dire stop. Et surtout je l'ai fait avant de basculer de l'autre côté, et de perdre pieds. C'est cet période, peut-être cet instant, frontière entre la capacité de poursuivre, et l'implosion, qu'il ne faut pas rater. L'histoire ne s'arrête pas là. Néanmoins ces étapes suffisent à illustrer ce que je souhaite ici te transmettre: il est essentiel et vital de s'écouter, de recueillir la parole de ton intuition profonde, et de savoir s'extraire du contexte social. Elle se manifeste par un frisson, un souffle coupé, une sensation de chaleur, ou une tension dans la poitrine. C'est subtil et parfois bref, mais elle est bien là, et c'est le seul guide qu'il faut suivre. Écouter cette intuition est une véritable compétence, que nous devrions tous travailler dès le plus jeune âge. Elle ne se trompe pas, et sait toujours ce qui est bon pour toi. Cela demande parfois du courage et de la détermination de vivre en suivant le chemin qu'elle dessine, mais c'est ton chemin. Surtout, ne crois pas que tu peux "tirer sur la corde" éternellement, et que ton corps suivra, ta tête suivra. Car un jour tu basculeras, et il sera extrêmement difficile de te reconstruire. Tu devras monopoliser énormément de ressources pour te retrouver, dans un contexte éprouvant, alors que tu pourrais d'ores et déjà mettre toutes ces ressources dans la construction de ta voie, de ton sens, dans un contexte d'enthousiasme. Ne te dis pas que tu as le temps, le bon moment c'est aujourd'hui. Écoute cette petite voix discrète, qui vient du cœur, et qui t'invite à donner au monde la meilleure version de toi-même, dans le bien-être et l'apaisement. Si tu es une comptable frustrée face à ton bureau, et que tu ressens ta flamme intérieure quand tu cuisines, réfléchis au moyen de construire un nouveau projet professionnel. Si tu es une étudiante en commerce désabusée à l'idée de ce qui s'annonce, ose te poser, forger une nouvelle stratégie scolaire, et sois toi-même. Si tu es une femme au foyer prisonnière de ce sentiment amer de ne pas accomplir ce projet qui te tient à coeur, agis maintenant pour te donner enfin la possibilité d'être autre chose qu'une épouse et une mère.


Alors, si tu le viens bien, entrons dans le concret. Pour se faire, je te propose un petit exercice simple. Sur une feuille de papier blanc, écris en haut de page ce que tu aimerais faire de ta vie, au plus profond de toi, sans barrière ni retenue, ose! Si éventuellement tu hésites, et que tu as plusieurs idées, tu peux faire l'exercice pour chacune d'elles. Cela t'aidera à faire un choix. Divise ensuite ta feuille en deux colonnes, d'un côté ce qui pourrait arriver de pire en se lançant dans cette aventure, de l'autre ce qui pourrait arriver de meilleur. Prends le temps de faire ta liste, au calme, et en toute sincérité avec toi-même. Mettre les choses par écrit aide à y voir plus clair, mais cela permet aussi, très souvent, de dédramatiser certains facteurs qui nous paraissent insurmontables au premier abord. Lorsque tu juges tes deux colonnes abouties, observe la colonne du meilleur. Imprègne toi de l'énergie positive qui se dégage des mots, de l'impulsion naturelle que tu as mis dans chaque lettre en l'écrivant. C'est dans cette colonne que ton aspiration, ton rêve, ton projet prends sa forme, trouve son origine, se concrétise. Conserve la précieusement. Quant à la colonne du pire, un travail s'impose. Je t'invite à prendre chaque argument individuellement et à trouver le moyen de le faire disparaître ou de le contourner. Ne t'appesantis pas sur le négatif, mais cherche comment le dépasser, car il y a toujours un moyen. Si l'une de tes remarques est "je n'ai pas la formation et les connaissances pour réaliser ce projet", alors cherche tous les moyens disponibles pour te former (cours en ligne, formation via le DIF ou le CIF, cours du soir...). Et n'oublie jamais, il n'y a pas de problèmes, il n'y a que de solutions, à partir du moment où la détermination et le courage sont suffisants.


Je suis certaine que tu seras surprise par le résultat... N’hésite pas à partager ça avec moi, je suis curieuse! ;)



Suis ta flamme intérieure, ton intuition, ta douce petite voix...




51 vues